Des protections hygiéniques plus écologiques

Bonjour à tous!

Aujourd’hui, on parle règles et protections hygiéniques écologiques.

En effet, que ce soit au niveau financier ou au niveau des déchets engendrés et donc en terme d’impact écologique, avoir ses règles a un coût faramineux à l’échelle d’une vie, sans parler des désagréments hormonaux et émotionnels que la femme vit (subit) tous les mois!

Comme beaucoup d’entre nous je suppose, j’ai commencé ma vie menstruelle en utilisant les fameuses serviettes « Always », pour ne pas les citer, sans trop me poser de questions.

Il y a quelques années, lors de ma prise de conscience écologique, j’ai décidé de changer mes habitudes aussi à ce niveau-là. J’ai donc troqué mes serviettes conventionnelles contre des serviettes « bio ».

Toujours dans l’optique de minimiser mon impact écologique, j’ai cheminé pendant quelques années et expérimenté différents types de protections pour trouver celle qui me convient, douce pour mon intimité, la planète et mon porte-monnaie!

J’ai testé les serviettes jetables (et tampons) en coton bio, la Cup, la culotte menstruelle et très récemment, les serviettes lavables.

Je partage avec vous mon expérience, afin de vous aider à trouver la meilleure alternative écologique pour vous.


Serviettes et tampons bio

Serviettes hygiéniques bio et tampons

Ce fut la première étape de ma transition éco-menstruelle, essentiellement les serviettes. Les tampons restent très occasionnels, lorsque je vais nager par exemple.

En effet, je pense que le sang des règles doit s’écouler en temps réel, et non pas stagner dans le corps (à tort ou à raison, peu importe, ce sont mes croyances!). Sans parler du syndrome du choc toxique…

Il en existe différents modèles, différentes tailles et plusieurs marques, comme les protections conventionnelles. La différence essentielle réside dans la composition puisque les serviettes et tampons bio sont à base de coton biologique.

Formulées sans cellulose, sans parfum, sans plastique et sans polymère, le risque d’irritation est moindre. J’ai senti une vraie différence.

Elles sont aussi absorbantes, confortables et efficaces que les serviettes conventionnelles, sans être plus épaisses, ni plus de sensation d’humidité ou d’odeur.

Concernant le prix, elles sont légèrement plus chères que les conventionnelles, mais c’est un effort financier que j’ai fait volontiers pour mon intimité et la planète….sauf ici à la Réunion! En Europe, le prix du paquet de 10 est aux alentours de 3 – 4€, ici il coûte plus de 6€! J’ai du trouver une autre solution plus rentable sur le long terme.

Petit bémol tout de même, attention à certaines marques, qui utilise une colle tellement forte que ça m’a bousillé quelques (fonds de) culottes. Dommage…

Le plus gros inconvénient de ce mode de protection, c’est qu’il est jetable et donc générateur de déchets…même si beaucoup de marques proposent des emballages et étuis individuels recyclables.

Serviettes hygiéniques bio

Les 3 autres modes de protections dont je vais vous parler sont tous durables et ne produisent (quasiment) aucun déchet, c’est pourquoi, je me suis tournée vers ces alternatives dans la suite de mes expérimentations.

La Cup menstruelle

Deuxième étape de ma transition : la Cup. J’en avais tellement entendu parler (en bien!) que j’ai voulu essayer, mais j’ai vite déchanté! J’ai acheté la mienne en pharmacie, la Liberty Cup, en silicone médical.

Je n’ai pas été convaincue, alors que c’est l’alternative Zéro déchet la moins coûteuse. On en trouve entre 15 et 30€ et on n’en a besoin d’1 voire 2 pour plus de confort.

497px-Coupe-menstruelle

Crédit photo : Wikipédia

Pourquoi je n’ai pas aimé la Cup?

D’abord, j’ai trouvé qu’elle n’était pas facile à manipuler. Alors même que je suis plutôt à l’aise avec mon corps et que j’ai accouché par voie basse, je n’étais jamais détendue lorsque je devais m’en servir. Je trouve que c’est un objet assez gros, pas facile à introduire, ni à enlever avec un effet ventouse parfois douloureux.

Ensuite, je ne la trouve pas très pratique, que ce soit à cause de l’effet ventouse qui peut causer des petits accidents d’éclaboussures ou l’obligation d’avoir un point d’eau à côté de soi lorsqu’on doit vider sa Cup et la remettre.

D’autre part, je ne me sentais jamais sûre avec cette protection. En effet, un risque de fuite existe si la cup est mal positionnée ou si elle est pleine et qu’on ne s’en rend pas compte…avant le débordement!

Enfin, je n’aime pas l’idée que le sang ne s’évacue pas en temps réel et stagne dans mon corps.

Alors on dit qu’il faut du temps pour se faire la main, qu’il faut parfois en essayer plusieurs pour trouver celle qui nous convient car certaines sont plus souples et donc plus facile à manier. J’ai testé la mienne pendant 6 mois et Bye-bye! Je n’y reviendrai pas!

En revanche, grâce à la Cup, j’ai réalisé que le sang des règles n’a absolument aucune odeur, contrairement aux idées reçues! Ce qui m’a permis de les accepter encore plus.

Dans tous les cas, pour celles qui sont intéressées, il existe un large de choix de modèles, tailles, marques, matières et prix pour que chacune y trouve son bonheur.

Les serviettes lavables

Récemment, j’ai testé les serviettes lavables : un protège-slip de la marque Dans ma culotte et une serviette « jour » de la marque Toudoo Natura.

Tous deux sont fabriqués avec du coton bio, pour la partie en contact avec l’intimité et made in France.

serviettes lavables.jpg

Protège-slip DMC et serviette jour TN

Le protège-slip

Encore une fois, j’avais hâte de le tester, au vu des retours positifs que j’avais lus sur ce type de protection et la marque Dans Ma Culotte, qui propose des coloris très fun et un large choix.

Si je ne l’avais pas eu dans la Trousse Green de Birchbox, je ne l’aurai pas acheté à cause de son prix assez élevé : 15€! Premier bémol…

Il y a un système de 2 boutons pressions pour régler la largeur d’attache, qui est presque superflu, car au plus serré, cela réduit considérablement la surface d’absorption, rendant le bout de tissu quasiment inefficace…

D’autre part, il ne tient pas vraiment en place dans la culotte et bouge souvent. Ce qui n’est pas très confortable ni rassurant.

Niveau absorption, il est très fin, donc à utiliser pour un flux léger, en tout début ou toute fin de règles ou en cas de pertes blanches ou encore en complément d’une Cup. Pas de fuite à déplorer, ni d’odeur.

Il est très compact quand on le replie, ce qui permet de le glisser très discrètement dans son sac.

Concernant l’entretien, dans un premier temps, je lave à la main en frottant avec un savon de Marseille. Il faut laisser le savon poser quelques instants pour bien détacher. Ensuite, je le lave en machine et il en ressort impeccable.

Finalement j’ai été déçue…

La serviette de jour

Je l’ai préféré au protège-slip. Elle s’attache aussi grâce à un bouton pression, mais tient mieux dans la culotte, ne bouge pas du tout (même la nuit) et ne fait pas de bruit quand je marche, contrairement à certaines serviettes jetables.

De taille moyenne, elle est assez épaisse, tout en étant confortable (sans effet couche), et a une capacité d’absorption correcte, pour un flux normal, (idéale en jours 4 – 5 après les jours « Chute du Niagara »). Pas de fuite, ni d’odeur à déplorer.

Pour l’entretien, même chose que pour le protège-slip, je lave à la main avec du savon de Marseille que je laisse poser quelques instants pour bien enlever les tâches. Après un passage en machine, elle ressort nickel.

J’ai trouvé son prix plutôt raisonnable (environ 10 – 12€) par rapport à d’autres marques plus onéreuses.

Comme le protège-slip, elle est très compacte quand on la plie, ce qui permet de l’emporter facilement avec soi dans une petite pochette.

Le gros bémol de ces serviettes lavables, c’est leur entretien, parce que :

  • cela demande quelques minutes matin et soir pour éviter les tâches récalcitrantes, et ces minutes peuvent être précieuses pour les pressées,
  • il faut avoir les bons produits (percabonate, savon détachant) pour bien les laver et surtout les détacher même si le vrai savon de Marseille est plutôt efficace
  • la majorité de ces serviettes sont blanches ou colorées (et pas noire comme la culotte menstruelle), ce qui demande un entretien rigoureux pour éviter les tâches plus ou moins visibles selon les coloris

Ici, vous trouverez toutes les informations pour un entretien optimal de vos serviettes lavables.

De plus à l’extérieur, il est préférable d’être équipé d’une pochette bien hermétique pour les serviettes souillées, comme celle-ci.

Pochette toodo natura petit modèle

Conclusion : je n’en rachèterai pas mais je trouve la serviette lavable pratique lorsque je n’ai plus de culotte menstruelle.

La culotte menstruelle

Je termine par la meilleure alternative écologique, selon moi : la culotte menstruelle. Je vous en parlais dans un article détaillé, à retrouver ici.

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Pour moi, c’est l’idéal, malgré un investissement financier assez important au départ.

Fempo vient de sortir un modèle pour les flux abondants, La Power ++  : j’attends ma commande avec impatience. Je vous en reparle bientôt.

 

Pour chacune de ces protections, l’offre ne cesse de s’étoffer. Cet article n’a pas vocation à référencer toutes les marques et sites qui en proposent, juste partager mon expérience et mon avis sur chacune des protections que j’ai testées, afin de vous aider à faire votre choix.

Je vous laisse donc faire vos petites recherches sur le moteur de recherche de votre choix, pour trouver la protection qui vous conviendra le mieux.

 

A bientôt!

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